La
grande rue - MONTSALVY
Document préparé d'après
Carte postale CANTAL N° 1975 - Montsalvy - éditée par Germain Malroux,
Civette libraire
éditeur à Aurillac et communiqué par Pierre Soissons - Studio Photo à Montsalvy
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de la grande rue au début du siècle dernier. On pourrait y associer
un extrait de la revue "La Châtaigne" éditée pour
l'Amicale du Canton de Montsalvy à Paris en 1951.
"....La Grande Rue devenue rue Marcellin Boule était à peu près
propre mais toutes les autres : rue Basse, rue du Cloître, rue des Toiles, la
« Fin du Monde » étaient envahies de fumier comme des cours
d'écuries. Pour être clair et complet disons qu'il existe sur la pente nord-est
du Puy de l'Arbre d'assez vastes communaux, toutes les familles modestes de la
ville se les étaient partagés pour en faire des jardins. Mais pour un jardin,
surtout dans le terrain maigre et léger du Puy de l'Arbre il faut du fumier,
donc ces bonnes gens apportaient à pleines brouettes des monceaux de bruyère
qu'ils répandaient en pleine rue, chacun devant sa porte, puis la pluie, la
neige et les passants en faisaient un terreau qui était soigneusement ramassé
et porté au jardin : Primum vivere !
C'était sale, anti-hygiénique, mais on y tenait. Un Maire
soucieux de la propreté de sa cité avait pris, quelques années plus tôt, un
arrêté interdisant ces pratiques, mais l'arrêté resta lettre morte et aux
élections suivantes le Maire ne fut pas réélu.
Plusieurs
familles engraissaient leurs cochons et les laissaient vaquer
assez librement en ville de sorte que les rues et les placettes
étaient souillées de restes malodorants. On en trouvait sur
la place tranquille du Cloître et presque sur la porte du presbytère
....."
Au
cours du XIX ème siècle, ces pratiques ont pu être progressivement
interdites mais avec beaucoup de réticences. Le dernier arrêt
d'interdiction date de 1931 et concerna la rue Basse des Remparts
où les habitants en étaient même venus à installer une barrière
au milieu de la rue pour bien délimiter l'appartenance du fumier.